Chaque jour, l’apparition des révélations troublantes augmente sur Internet surtout au niveau des réseaux sociaux. Nombreuses sont les personnes qui voient leur vie privée prise d’assaut et subir des expositions sous les regards du monde entier. La question à se poser tourne autour de l’attitude à adopter face à ces soucis liés à la vie privée.
Pourquoi faut-il protéger la vie privée ?
Avant de protéger sa vie privée, il est important de savoir la distinguer. La vie privée représente la capacité d’un individu ou d’un groupe d’individus à s’isoler de manière à protéger ses données personnelles. En d’autres termes, la vie privée relève de tous ce qui est l’intimité d’une personne, c’est-à-dire ce qu’on veut garder secret.
Par contre, la venue d’Internet et des réseaux sociaux met la vie privée entre les mains d’un réel danger, notamment chez les millennials. On n’a pas souvent tendance à ressentir la menace, pourtant elle existe et plane sur les internautes. L’exemple le plus concret pour les réseaux sociaux reste Facebook, le lieu où l’on partage des informations personnelles, des moments de la vie quotidienne et plusieurs photos des individus proches de soi. Les harcèlements deviennent alors de plus en plus fréquents sur les réseaux sociaux, sans oublier les risques de cambriolage.
Lors d’une visite sur un site de E-commerce, il arrive qu’on enregistre des cookies. Ces derniers sont des petits fichiers textes concernant un site en particulier. Les cookies se définissent comme étant une autre forme de carte d’identité qui servira à créer un profil pour envoyer des publicités.
Quelles sont les solutions pour protéger sa vie privée sur Internet ?
Internet est devenu un outil indispensable au quotidien, que ce soit pour travailler, acheter, rester en contact ou gérer des documents administratifs. Par conséquent, il faut protéger ses données personnelles et sa vie privée.
Changer d’attitude
Le changement d’attitude est l’une des solutions à adopter pour rester dans l’anonymat. Il suffit de limiter les informations à partager sur Internet. On peut aussi réduire le nombre de photos en ligne sur les réseaux sociaux dans le but de diminuer la visibilité.
La configuration de la navigation
Le second réflexe s’articule au niveau de la configuration du navigateur. Il faut supprimer les cookies et les programmes qui fonctionnent automatiquement pour la conservation des informations. Configurer la navigation consiste à désactiver des cookies et éviter l’espionnage durant la connexion.
Le changement de navigateur
Pour garder son anonymat en ligne, il est recommandé de changer de navigateur en utilisant les adresses qui contiennent des « https ». Ces adresses sont connues pour être sécurisé et ayant la capacité de protéger les données. L’extension HTTPS Everywhere, longtemps recommandée, a été retirée par son éditeur, l’Electronic Frontier Foundation, car les navigateurs proposent désormais eux-mêmes un mode « HTTPS uniquement » : il suffit de l’activer dans les paramètres de sécurité de Chrome, Firefox, Edge ou Safari.
Utiliser un VPN
Le VPN reste un logiciel de protection de données contre les soucis sur Internet, surtout quand on se connecte à un réseau Wi-Fi gratuit. Si vous souhaitez comparer les différents VPN, le site Bestvpnrating le fait très bien. Le logiciel VPN devra être installé sur un support dans l’objectif de sécuriser la connexion grâce à un « tunnel ». Ce logiciel pourra crypter les données et offrir une nouvelle adresse IP.
Faire valoir ses droits grâce au RGPD
Depuis le 25 mai 2018, le règlement général sur la protection des données (RGPD) donne à chacun des droits opposables aux entreprises qui détiennent ses données : droit d’accès pour savoir ce qu’elles conservent, droit de rectification, droit à l’effacement, droit d’opposition à la prospection commerciale. Cela est particulièrement important si vous vous interrogez sur qui peut obtenir votre adresse. Une demande écrite suffit, et l’organisme dispose en principe d’un mois pour y répondre.
Sans réponse ou en cas de refus injustifié, une plainte peut être déposée en ligne auprès de la CNIL. Pour un contenu personnel diffusé sans accord sur un moteur de recherche, le droit au déréférencement permet aussi de demander à Google ou Bing de retirer un résultat associé à son nom.
Côté cookies, la règle a changé depuis 2018 : selon les recommandations de la CNIL, les traceurs publicitaires ne peuvent être déposés qu’avec votre accord, et refuser doit être aussi simple qu’accepter. Le bouton « Tout refuser » des bandeaux de consentement est votre premier outil de protection.
